Mercredi 11 août 2004
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Ce soir je suis allée en voiture avec John et deux de ses amies. Voyage intéressant. On a fait toute la quatrième ring road à 35 à l’heure en 1ère. Les Chinois roulent lentement, c’est ce qui les empeche d’etre moins d’un milliard à l’heure où je vous parle, mais à ce point sur une voie express non. Cela faisait donc roooooptoptoptoptop calage. Surtout aux feux rouges. Il faut dire qu’il mettait le frein à main à chaque fois, au cas où les rues de Beijing se mettraient subitement à etre en pente, et au redémarrage, il oubliait qu’il l’avait mis. Recalage. On a réussi à caler deux fois d’affilée sans faire un pas à un feu rouge sur la place Tian An Men sur une avenue à plus de six voies, autant dire que cela a été fort apprécié derrière. De toute facon, dès qu’il changeait de bande, je m’attendais au coup du lapin. Si effectivement coup du lapin il y avait eu avec le frein à main sur une voie express, on en aurait conclu au suicide.
Le roi du créneau aussi, il n’a meme pas réussi à mettre son réservoir à portée du tuyau d’alimentation à la station-service. Et les des fois où on s’est arreté, il a oublié d’éteindre ses lumières. Rien qu’à voir la raideur de sa nuque pendant qu’il conduisait, il n’avait pas facile. Pardonnons-lui. Mais bon, cela associé à son sens de l’orientation, on a erré dans cette ville comme des ames en peine. Meme les bicyclettes nous ont fait des queues de poisson.
J’ai eu le plus grand mal à garder mon sérieux où à ne pas hurler ma peur là-dedans. Mais à l’instar des autres dames, je me suis dit qu’il fallait lui sauver la face en faisant semblant de ne rien remarquer. Mais quand il déboite sans regarder ni à gauche, ni à droite, et qu’il y a toujours une voiture qui arrive sur la meme bande, je peux dire qu’on a eu de la chance que les conducteurs chinois n’aient peur de rien et soient prets à tout.
Meme à lui manifestement, puisque je suis encore là pour vous le raconter.
Par babochina
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Publié dans : babochina
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