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Tel le phénix surgissant de ses cendres ...
ce blog est de retour.


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car Nanny Anastasie a décidé que les internautes de la partie continentale de la Chine devaient réserver leur bande passante à d’autres lectures.

Le Grand Firewall a donc
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...


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Vendredi 9 avril 2004
Les descendants de Confucius ont eu de la chance. Ils ont ete traites comme des rois tout au long de l'histoire chinoise. Leur maison etait l'une des demeures dans lesquelles l'empereur passait faire coucou quand il zonait dans le quartier, leur dynastie a ete preservee jusqu'a maintenant. Par exemple quand on a voulu installer une voie de chemin de fer dans la region, ils ont proteste vertement que cela allait deranger le pauvre Confucius dans sa tombe, la voie a ete detournee de plusieurs kilometres pour que les vibrations telluriques ne derangent pas son sommeil eternel. Et d'ailleurs concernant sa derniere demeure, Confucius et les siens ont ete gates. Au nord de la ville, un cimetiere leur est reserve. Il compte a ce jour pres de 100 000 tombes et des milliers de steles et plaques commemoratives de toutes les epoques, uniquement de membres de la famille de Confucius. Aujourd'hui encore les descendants peuvent s'y faire enterrer. Il s'agit du plus vieux et plus grand cimetiere prive au monde. Enfonce le Pere Lachaise. Cela fait un immense parc rempli a l'infini de monticules et de statues. Et comme on a eu la chance de le visiter au milieu du printemps, rempli de fleurs sauvages. Un endroit magnifique, voir ci-dessous.


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Jeudi 8 avril 2004

 Un voyage agreable et plein de rebondissement dans un minibus rempli jusqu'au plafond de Chinois, logique, mais plus surprenant encore de plaques electriques chauffantes entassees dans l'allee et a l'avant, empilees a qui mieux mieux sans plus de precautions que ca et nous surplombant dangereusement sans meme eveiller l'ombre d'une remarque chez les passagers chinois. Arend a ete un peu choque du procede et a jure qu'en moins d'un quart d'heure, cela allait debouler sur le crane d'un passager. A part un legement glissement de plaque chauffante sur l'occiput d'un Chinois dans la premiere demi-heure, pas d'autre incident notable. C'est dingue, on passe notre vie a multiplier les regles de securite, les principes de precaution, a evaluer les risques, a edicter des reglements et des normes europeennes qui interdisent le camembert trop coulant. Les Chinois n'en ont aucune, n'y pensent meme pas, et le ciel (ou les plaques chauffantes selon les circonstances) ne leur tombe pas tant que cela sur la tete. Y a pas de justice en ce bas-monde ma pauvre dame. Ce fut un fort agreable voyage. C'est tres mignon Qufu, le centre-ville est encore enserre dans ses remparts, c'est plein d'arbres, de vieux batiments, et de taxis velos super confortables, une petite nacelle pour deux personnes a l'avant, le chauffeur-pedaleur a l'arriere et tu as l'impression de voyager dans ton divan, ce qui est le fantasme avoue de touristes dans mon genre. Mais Qufu est touristique. Y a des vendeurs de souvenirs un peu partout, des cartes postales de Pekin, des soldats en terre de cuite de Xi'An, des bijoux tibetains, et Confucius en platre, peinture, gravure, porte-cles, cendrier, bougeoir, jeux de cartes, etc. Et le meme style de pratique commercante qu'a Pekin: "look a look", "very cheap: 300$ pour un Confucius en platre mal foutu, combien tu donnes mon frere?"

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Jeudi 8 avril 2004
Sur ce coup-ci, je me suis fait un peu depouiller... La fatigue. Apres avoir visite le temple a Confucius (tres beau), il etait temps de manger. Le Lonely recommandait le marche de nuit avec ses petits restaurants sur la rue. Je convaincs Arend de nier l'affaire pour le resto chic et vamonos au marche. On trouve un petit resto dont les legumes paraissent accueillants. Le Lonely recommandait de discuter du prix avant de commander. On choisit quatre plats a base de legumes et du riz, j'ai le temps de demander combien coute un plat, 6 yuans, et combien coute le riz, trois, c'est bon, la patronne nous dit de nous asseoir. Le repas arrive, delicieux, vraiment bon, on recoit des fruits comme dessert, on s'apprete a partir, je demande l'addition. 180 yuans. Yaaaaeeerk! What! Shenme shenme! Commence une longue et penible negociation avec la dame qui tente de nous faire croire qu'une soupe a la tomate coute 6 yuans, mais qu'une pauvre aubergine frite plus de 40 yuans parce que les legumes sont chers en cette saison. Ce repas valait 20 yuans maximum, que des legumes et du riz, et dans la rue sur une table en plastique, meme pas dans un resto chic avec des lustres en cristal. Plutot une lampe-tempete accrochee dans un coin. Et comme on a deja mange, c'est difficile de partir comme cela. A Linyi, le prix de la nourriture est le meme pour tout le monde, y a pas assez de touristes a plumer pour qu'ils y pensent, mais pas a Qufu. Commence une longue discussion ou j'utilise toute les ressources de mon pauvre chinois pour tenter de ramener cette addition (et la proprietaire) a la raison. Tres peu de succes, on pietine. Elle est prete a accepter en echange, si on a pas de sous, l'appareil numerique d'Arend, sa camera, ma bague en fer-blanc, mais pas a reduire le prix. On prend notre temps, on baragouine peut-etre une demi-heure facile, mais j'ai la concession aussi difficile que la dame, aussi c'est Arend qui trouve un accord a 80 yuans, que la dame accepte en pleurant des larmes de crocodile, et moi aussi, d'ailleurs, et en invoquant avec virulence (en chinois) la ruine du petit commerce par les exploiteurs capitalistes. On se quitte bonnes copines. Et le plus tuant de tout, c'est qu'on fait trente metres, et la patronne fonce vers nous en courant: Arend avait oublie son bic, qui valait beaucoup plus que 150 yuans d'ailleurs. Moralite: les Chinois sont honnetes. Mais moi, je suis rentree a la maison en ayant l'impression d'avoir perdu la face. Je me sinise a mort.


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Mardi 6 avril 2004

Pandi-Panda, petit ourson de Chine
Pandi-Panda, né dans l'Himalaya
Pandi-Panda, tu n'seras pas une victime
Pandi-Panda, on te protégera

Euh, apres une visite au marche de la Soie, un marche a touristes, ou beaucoup de jolies choses typiques, de belles contrefacons et de recentes antiquites s'entassent, et ou l'agressivite est consideree comme une tactique commerciale a part entiere (avec les prix outrageusement prohibitifs) et des tactiques de negociation s'apparentant aux pourparlers de paix au Moyen-Orient, il fallait un but culturel a cette journee!

On est alle au zoo de Pekin. Ils ont le plus grand aquarium indoor du monde, j'ai un copain biologiste... le lien fut vite fait!

On a vu des pandas, des oursons, des singes, et des millions de Chinois. C'etait plein a craquer. Le plus mignon, c'etait les bebes chinois qui font leurs besoins partout, ensuite les pandas et les ours.

L'aquarium et moi, bof (oui, je fais un peu ma mijauree bien au-dessus de tout cela, mais en fait je me suis bien amusee, na!, surtout le show avec les otaries et les dauphins, j'avoue)

Un truc zarbos quand meme: les Chinois balancent de la nourriture a tout va a tous les animaux. De la barbe a papa aux ours, si pas du jus de pomme, et des pots de yaourts aux singes. Ils supposeraient que les pandas aiment le thon en boite, ils leur en balanceraient trois boites de 500g et un ouvre-boites.

Evidemment que ces pauvres animaux (sauf  les pandas qui sont tres soignes) doivent avoir des problemes nutritionnels consequents. Et leurs conditions de vie ne sont pas des plus riantes.

Comme les autres Chinois des classes moyennes, c'est beton, petit, sans jardin, sans clim'.
 
Apres un long periple au zoo, juste le temps d'acheter une chemise neuve a Arend (il ne danse qu'en noir, il a pas l'air comme ca, mais il a ses petites coquetteries), et direction la practica de tango.

Evidemment qu'on n'allait pas s'en passer!

Ils etaient au moins 50% plus nombreux qu'en mars: ils etaient neuf au lieu de six.

Arend a tue. Il devrait etre prof de tango! Toutes les filles, toutes, elles ont fondu devant son charme tout en retenue, sa facon de danser inspiree et gracieuse et ses explications pedagogiques toute en patience et en lucidite, je l'ai bien vu... c'est pour ca que j'ai fondu aussi, je peux les comprendre!

Et puis apres ce weekend de confort, de tourisme et de raffinement (j'ai pu devaliser le stand bacon au buffet de l'hotel ce matin, et cafe a volonte, c'est vous dire), on s'est recoltine le train avec 60 Chinois dans le meme wagon sans cloison, au milieu des ronflements et des gens qui dorment tout habilles!

Back to Linyi!


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Mardi 6 avril 2004
Aujourd'hui Arend et moi sommes alles visiter le marche du PC a Linyi.

Pas le marche du Parti Communiste de Chine charge d'assurer la glorieuse transition vers le socialisme a caracteristique chinoise (c'est comme ca qu'on dit pour expliquer la situation par ici), non, le marche du Portable Computer (remarquez, l'un ne va pas sans l'autre)

Le marche de gros de Linyi a evidemment une section ordinateur. Un batiment sur trois etages, rempli de plein de choses.

Notamment de super softwares, un peu crackes aux entournures, je ne dis pas (a quoi cela servirait sinon de ne pas faire partie de l'OMC?) ... C++, Visual Basic, Macromedia, Adobe, Flash, version specialisees de Windows, serveurs, etceteri, etcetera.

Le prix? de quatre a huit yuans (de 40 eurocents a 80) .

Pleurez, fans d'informatique, je vous file le mouchoir.

Bon les CDs ne fonctionnent pas tous, c'est parfois un peu foireux, mais a ce prix-la on peut faire des experiences (et ca coute encore moins cher que l'electricite qu'on utilise a telecharger la meme chose sur Kazaa)

Pour situer aux non-informaticiens d'entre vous, un exemple plus general: je me suis achete des DVD a Pekin, 80 cents le DVD: Once Upon a Time in America, toute la serie des 24h, le dernier Tarentino, Lost in translation, ...

Je repasse avec mes mouchoirs... j'en ai toujours sur moi!

C'est la contrepartie agreable de vivre dans un pays ou il n'y a jamais de savon, de pq, ou meme de sieges dans les toilettes, d'ou les mouchoirs.

C'etait les dernieres nouvelles du temple du shopping...

PS: je prends les commandes de softwares, mais pas de garantie ou de service apres-vente!

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Samedi 3 avril 2004
Je nous ai trouve un hotel aux petits oignons.

Un truc beau, moderne, rempli d'Americains en vetements de trekking, grosses chaussures de marche, Gore Tex, casquettes, pantalons multi-poches, couteau suisse et Butagaz dans une poche probablement (on ne sait jamais, ils pourraient devoir escalader une montagne ou bivouaquer sur un boulevard entre Tien An Men et la Cite Interdite)!

L'hotel, il etait tellement chic que c'etait plus facile d'y obtenir de l'eau chaude dans la baignoire que de la froide. Et meme que l'eau etait potable!

(je ne vous ai pas raconte la bonne histoire de l'eau courante a Linyi. Notre machine a laver etait en panne, une histoire de filtre bouche. Bouche a quoi le filtre?? Au sable. Ni moi, ni mes collegues ne sommes alle a la mer ou n'avons joue dans un bac a sable, conclusion, le sable arrive avec l'eau du robinet)

etonnant non?

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Jeudi 1 avril 2004


1. 7h30 du matin.

Le telephone de Shiela, ma collegue philippine, sonne.

Shiela ne repond pas. Trop tot. Re-sonne, re-sonne une troisieme fois. Peut-etre une urgence, elle decroche enfin:

"Hello this is Kathryn, one of your students. I wanted to talk to you ... blablabla ... you know, I am so happy to talk to you, can I sing you a song?"

Et au bout du fil commence:

I'm a big big girl
in a big big world
It's not a big big thing if you leave me
but I do do feel that
I too too will miss you much
miss you much...

Le slow favori des Chinois, un truc coulant comme un camembert et mievre comme un roman de Barbara Cartland. Et bonne journee la-dessus!

Bon cela pourrait etre un accident, un poisson d'avril. Mais d'autres exemples affluent.

Nous avons donne des cours d'anglais a un groupe de jeunes fonctionnaires de Linyi censes partir aux USA pour etudier.

Leur salle de cours se trouve juste en face de nos chambres. Nous les croisons donc regulierement. Ils sont Chinois, dans la jeune trentaine, hauts places, et avec des manieres, de prime abord, un peu bizarres.

2. Un samedi matin, chambre de Tess. 8h moins dix, on toque a la porte. Tess va ouvrir, c'est une des etudiantes du groupe qui dit:

"Puis-je utiliser votre salle de bain pour me maquiller? Cela fait longtemps que je n'ai plus assiste au cours et il faut que je presente bien!"

Je peux comprendre l'urgence de se remaquiller, mais est-il vraiment necessaire d'aller traquer un pauvre professeur dans sa chambre et son sommeil, alors qu'il y a un miroir dans le couloir a trois metres de la?

Pour ne pas que ses condisciples la voient! Et tiens.

Et le plus beau pour la fin:

3. La semaine passee, toujours un peu avant huit heures, une des eleves, toque chez Irina. Irina qui les connait a peine, elle ne leur a jamais donne cours, rappelons-le. Elle va ouvrir dans un demi-sommeil. Et tombe nez a nez avec cette jeune dame qui a manifestement pris un petit dejeuner a base d'ail et qui lui demande tout naturellement:

"Vous n'auriez pas un chewing gum?"

 Vous imaginez-vous aller deranger un de vos professeurs d'universite chez lui pour lui demander un chewing gum ou lui chanter une chanson d'amour a l'aube au telephone!

N'en revez plus, les Chinois l'ont fait!

(il ne faut pas y voir d'intention malefique ou malsaine, c'est l'expression de leur conception de l'amitie et de l'heure raisonnable! c'est juste que ca decoiffe au petit matin, surtout le coup du chewing gum)

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Evelyne, on dit frapper à la porte, et pas toquer.

Ton frère, consterné [richardletawe@skynet.be]

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Mercredi 31 mars 2004

L'amour...

Farmers go looking for love in cities 

Updated: 2004-03-31 09:26

Zou Qingfeng admitted he even "shocked himself" when he held up a poster in front of a downtown supermarket to tell the public he wanted to find a woman to marry. In China, more than 90 million rural people have left their home villages to work in urban areas.

"I want to start a family but have no other way of finding my love," it read. Zou, a farmer from Quzhou, East China's Zhejiang Province, has been working as a plasterer for seven years in Hangzhou, the provincial capital. "I've never had a female co-worker to date and I'm not open enough to find a girlfriend at bars," he said. At 29, Zou says he is too old for girls in his rural hometown who normally married at about 20. "I feel ashamed of myself for the sake of my mother," he says. "She worried so much about me."

La suite ici...

Source : China Daily

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